Les dossiers secrets d’Hanford
Prologue
Je cours jusqu’à ne plus avoir de souffle. Les éclairs passent à quelques centimètres de ma tête. Les autres crient mon nom mais je ne les écoute plus. Une seul chose me vient à l’esprit, fuir. Je jette un regard par-dessus mon épaule, et je remarque que Lixie a ralentie sa cadence.
– On y presque Lixie, encore un petit effort !
J’aperçois enfin le mur, je tente de l’escalader mais il est très glissant. Lixie m’ayant rejoint, me fait la courte échelle. Je me hisse jusqu’en haut du mur, et tente de la tirer par la même occasion. Les gardes approchent, nous encerclent.
– Nous n’y arriverons pas, me crie-t-elle.
– Ne perds pas espoir, accroche-toi et essaie de te hisser tandis que je te tire.
– Non, pars, va chercher de l’aide pour sauver tous les autres, je vais tenter de les ralentir.
Sur ces mots, elle sortie son poignard de sa manche et me lâcha la main, se laissant ainsi tomber au sol. Je la regarda encore quelques instants. Elle se battait bien mais le nombre de soldats était beaucoup trop important. Je fus tenter d’aller l’aider mais j’avais une mission. Aider les enfants.
Chapitre 1 : Le réveil
Bip…bip…bip…
Tout est noir. Je tente d’ouvrir mes yeux, mais cela me semble impossible. J’entends ce bip bip régulier près de mon oreille, et au loin, des voix. J’ouvre un œil, puis le deuxième. Je suis éblouie par tant de luminosité. Peu à peu, mes yeux s’habituent enfin et je me rends compte que je suis couchée dans un lit, placé dans une chambre entièrement blanche. Dans le coin de la pièce, j’aperçois une infirmière discutant avec un homme d’assez grande taille, portant un manteau long et un chapeau. Cet homme m’intrigue, je n’arrive pas à voir son visage. L’homme fait de grand gestes avec ses bras, tandis que la femme tente de l’apaiser. J’essaie de ne pas faire de bruits pour pouvoir écouter leur conversation, mais je suis prise d’une quinte de toux. Tous deux se retournent vers moi et tandis que l’infirmière s’approche de moi et m’examine, l’homme au chapeau me lance un regard noir et sévère. Je peux enfin examiner son visage, et je me rend compte avec horreur que toute sa face est brûlée, manquant à certains endroits des bouts de chair. Je ne peux le reconnaitre, néanmoins ces traits me semblent familiers. L’infirmière parvient à détourner mon regard de ce visage en me questionnant :
– Bonjour mademoiselle, comment allez-vous ?
– Je me sens un peu vaseuse mais dans l’ensemble ça va.
– Quel est la dernière chose dont vous vous rappelez ?
En voilà une bonne question, me dis-je. La dernière chose dont je me souviens est de voir le visage de mon frère, puis d’une explosion et après plus rien. Mon frère. Je ne le vois nulle part dans la pièce.
– Où est mon frère ?
– En sécurité. Te souviens-tu de ton prénom ?
– Maria. Je souhaite voir mon petit frère.
L’infirmière se tourne alors vers l’homme sans daigner me répondre et lui fais un signe de la tête. L’homme se rapproche de moi et m’attrape le bras avec force.
– Tu vas te lever, t’habiller et venir avec moi, dit-il d’une voix grave et autoritaire.
Mon esprit me sommait de ne pas l’écouter, quelque chose dans sa voix m’angoissait. Malgré cela, mon corps, lui, réagissait. Comme un automate, je me suis levée de mon lit tant bien que mal. Des affaires étaient posées sur une chaise, près de la porte. Je les pris, puis me dirigea vers ce qui ressembla à un paravent, excepté que celui-là était tout en métal, avec des boutons dessus. Les vêtements aux premiers abords, avaient l’air beaucoup trop grand, cependant une fois portés, mon jean rétrécie ayant la bonne longueur pour mes jambes. Mon t-shirt se mis à frissonner jusqu’à épouser parfaitement le haut de mon corps. Je pris mes baskets, elles étaient très lourdes, mais une fois à mes pieds, celles-ci étaient devenues légères et très agréable. Je me fis une queue de cheval, comme j’aimais le faire auparavant. Ma mère me disait toujours que j’étais beaucoup plus belle avec le visage dégagé.
Une fois habillée, je me rendis compte qu’il n’y avait plus personne dans la chambre. Je me dirigea vers la porte et l’ouvris. Je me retrouva dans un long et étroit couloir. Tout était gris, froid et vide. J’avança de quelques pas, puis tourna à droite au premier croisement. En tournant, je tombais sur l’homme mystérieux de la chambre. On se dévisagea longuement jusqu’à ce qu’il rompe le silence.
– On doit partir. Maintenant.
Tout en parlant, il me tira la manche et m’intima de le suivre. On marchait rapidement, puis on se mit à courir, jusqu’à tomber sur une grande porte comportant de nombreux verrous. Il se positionna en face de cette porte. Un grand laser bleu scanna son corps de la tête aux pieds, puis la porte s’ouvrit d’un bruit sourd.
Histoire écrite par Anonyme
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